La Congrégation des Soeurs de la charité de Saint-Louis « a été fondée à Vannes en 1803 par Louise-Élisabeth de Lamoignon, en religion, Mère Saint-Louis. Elle mit sa Congrégation sous le patronage du saint roi, Louis IX, un homme qui considérait la dignité de fils de Dieu plus élevée que la dignité royale. » (http://www.soeursdelacharitestlouis.org/fr/content/qui-sommes-nous vu le 4 juillet 2016)

« En 2015, la communauté des Soeurs de la Charité de Saint-Louis compte 257 religieuses à l’oeuvre sur le territoire de la Chaudière-Appalaches, L’Amiante, Lévis, Montmagny, Portneuf et Québec. La moyenne d’âge y est de 79 ans. Plusieurs soeurs sont toujours actives dans différents milieux de vie où la communauté possède des résidences dans les quartiers résidentiels. Les premières écoles ont été fondées au début des années 1900 à Saint-Adrien-d’Irlande, près de Thetford, à Saint-Gédéon dans la Beauce, à Saint-Philémon et à Pont-Rouge, où le couvent est devenu une «école normale», c’est-à-dire le lieu de formation des enseignantes. » (Yves Therrien, Un tournant majeur pour les Soeurs de la Charité de Saint-Louis, Le Soleil, 27 avril 2015, mis à jour le 29 mai 2015, http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201504/26/01-4864600-un-tournant-majeur-pour-les-soeurs-de-la-charite-de-saint-louis.php vu le 4 juillet 2016)

Aujourd’hui, à Lévis (Québec), la plupart des religieuses habitent à l’ancienne Maison provinciale de la congrégation, rue Saint-Louis de France. En octobre 2016, la résidence Louise-Élisabeth, en construction, ouvrira ses portes; les religieuses des infirmeries de Lévis et de Pont-Rouge de la communauté y entreront les premières.

PAGES D’HISTOIRE

LA CONGRÉGATION DES SOEURS DE LA CHARITÉ DE SAINT-LOUIS OUVRE DES MAISONS À L’EXTÉRIEUR DE LA FRANCE

1886

Lois Ferry et Goblet

La Loi Jules Ferry rend l’école laïque, obligatoire et gratuite en France. En 1881 avec la suppression de l’éducation religieuse dans l’enseignement public, cette loi est renforcée par la loi Goblet (1886), qui interdit aux religieux d’enseigner dans le public. Cette montée de la laïcité en France atteint son apogée au début du 20e siècle.

2 décembre 1897

L’exil, un moyen de survie

Devant le peu de sécurité que présente le gouvernement français, Mère Marie-Fidèle décide le 2 décembre 1897, de faire appel à Madame Christierson, connue de Mgr Bécel, cousin germain de Mère Marie-Fidèle, pour explorer la possibilité d’ouvrir une maison en Angleterre. Deux choix sont proposés: Londres et le Somerset.

3 mars 1898

Glorifier Dieu sur une terre étrangère: Minehead, Somerset, Angleterre

Les Anglais, catholiques et protestants de Minehead sont heureux d’accueillir cinq SCSL le 3 mars 1898. Non loin de l’église catholique qui compte 42 fidèles, il y a une petite école. Au début, il y aura de 12 à 20 élèves payantes. Grâce aux dons reçus, dès 1901, Minehead a son orphelinat. En 1902, on compte 27 enfants et 19 religieuses à Minehead et on se prépare à ouvrir une deuxième maison à Frome.

LES SOEURS DE LA CHARITÉ DE SAINT-LOUIS DÉBARQUENT AU QUÉBEC

1902

En Terre d’Amérique: la Gaspésie

En 1902, le curé de Ste-Adélaïde de Pabos, Gaspésie, Québec, Mgr Bossé, désirait des religieuses enseignantes pour son école. Il demanda à soeur Candide-de-Jésus, s.s.c.m., ancienne orpheline de Lorient, Bretagne, de lui en fournir. Lors d’un voyage, en France la soeur française rendit visite à Mère Marie-Fidèle et l’incita à envoyer des soeurs au Canada. Soeur Candide est l’instrument providentiel qui ouvrit une porte aux Sœurs de la Charité de Saint-Louis en Amérique du Nord. Dès l’automne 1902, soeur Sainte-Eugénie et Soeur Marie des Anges se retrouvent donc en Gaspésie. Puis, ignorant les réticences de l’évêque de Rimouski, Mère Marie-Fidèle leur envoya de l’aide le mois suivant. Malgré leur succès scolaires, les soeurs durent quitter la Gaspésie à la fin de l’année.

12 juin 1903

L’envoyée spéciale de Mère Marie-Fidèle au Canada

Ayant essuyé refus sur refus pendant plusieurs semaines, l’envoyée spéciale de Mère Marie-Fidèle, Mère Marie de Jésus, revint vers l’Archevêque de Québec qui parla à ses prêtres des religieuses françaises en quête de lieux de mission. Dès l’automne, quatre maisons ouvrent leurs portes au Québec: Saint-Gédéon, Saint-Philémon, Saint-Adrien d’Irlande, Saint-Cajetan d’Armagh et une à Eagle (Illinois, USA). En 1904, ce sera Pont-Rouge, Buckland, Lac Noir, Saint-Côme, Saint-Martin, Notre-Dame du Rosaire, au Canada et Glastonbury, en Angleterre. En 1905, Loretteville ouvre ses portes.

( Source : site web des Soeurs de la charité de Saint-Louis, http://www.soeursdelacharitestlouis.org/fr/content/mère-saint-louis vu le 4 juillet 2016 )

 

LES PHOTOS SUIVANTES ONT ÉTÉ PRISES LE 4 JUILLET 2016

Photographe : Roger Martel, le Passeur de la Côte.

 

L’ancienne Maison provinciale

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Vue arrière de l’ancienne Maison provinciale. La partie arrondie en hémicycle rappelle que la Maison comprend une chapelle.

 

La nouvelle résidence

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Sur la photo, la nouvelle résidence des Soeurs, baptisée Résidence Louise-Élisabeth, est à droite; elle s’élève entre l’ancienne Maison provinciale et le boulevard de l’Entente. La photo a été prise du cinquième étage de l’hôpital Hôtel-Dieu.

 

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À propos de Le Passeur de la Côte

Le Passeur de la Côte, Roger Martel, est un Québécois. Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d'histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d'histoire. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d'histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Collaborateur bénévole depuis 2013 d'une organisation qui aide les personnes étrangères arrivées récemment au Québec à s'installer dans leur nouveau pays et à s'intégrer à leur nouvelle collectivité.

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